08/12/2006

Ça fait peur, épisode 2 : "Gougouillez sans moi, voulez-vous ?"

J'ai parcouru le dernier opus du bonhomme qui parle du monde sans les petits naaanfaaaaaants-comme-ce-serait-trissss'.

 

Et il y a un chapitre entièrement rédigé à base de néologismes dont la sonorité est, je suppose, censée nous faire rire...

Affligeant. On barbote en pleine régression*, et j'ai bien peur que le lectorat du sieur Ph. Cl. nous prépare une belle génération d'aphasiques.

 

 

*Un peu comme à la lecture de l'épouvantable "Nours" du non moins épouvantable Bernard Montaud, un nième gourou de Prisunic à la Jacques Salomé qui bien sûr donne des conférences... enfin, "donne", façon de parler, l'entrée coûte un max. Mais un gourou, ça se fait toujours payer cher, c'est connu.

15:25 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/11/2006

Ça fait peur...

pc1"Un monde sans enfants, ça me ferait paniquer".
Moi, fieu, ce qui me fait vraiment peur, c'est d'entendre le nombre de lieux communs qu'un seul individu peut débiter en si peu de temps !
Le genre à découvrir l'Amérique parce qu'il cite le "temps de cerveau" de Lelay, parce qu'il dit que la téloche peut être la meilleure et la pire des choses...
Thèmes abordés l'année prochaine : 1) Internet peut être la meilleure et la pire des choses. 2) Une maman, on n'en a qu'une. 3) L'esprit est le sel de la conversation. Non, sa nourriture.
Attachez vos ceintures, ça va dépoter sec.

09:42 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/11/2006

Guaraná

GuaranáL'autre jour, je trouve ça, pas sur le clavier de mon synthé, mais par terre, juste à côté d'un des deux night shops près de chez moi. Et ça fait tilt, je me suis retrouvé 20 ans en arrière !
 
C'est un soda soi-disant à base, donc, de guaraná, une plante (merci Wiki) "cultivée en Amérique du Sud par les Indiens guarani qui l'appellent « wara´ná » dans leur langue, le tupi". Bon, en fait, il y a autant d'extrait de guaraná là-dedans qu'il y a de jus d'orange dans le Fanta, mébon. De janvier à mars 1987, j'ai fait un voyage au Brésil avec mon ex. En trois mois, il y a eu le pire mais aussi le meilleur. Je raconterai une autre fois. Mais mon ex m'avait super-bien préparé à ce voyage. Elle-même avait fait un voyage d'un an à travers l'Amérique du Sud en 1981. Et on s'est connus en 1983. Et donc, elle a commencé à me faire écouter de la MPB à foison (música popular brasileira), Caetano Veloso (dont elle était et reste fan), Djavan, Milton Nascimento... J'ai tellement mordu à l'hameçon que je me suis mis par moi-même à en rechercher davantage (sans Google, mais avec la Médiathèque). Et là, j'ai connu, enfin, on a connu Ivan Lins, Wagner Tiso, Quarteto em Cy... C'est avec la MPB que je me suis très vite mis à apprécier le son du portugais du Brésil, qui a des variantes selon les Etats, mais qui globalement se distingue très fort du portugais européen. Le portugais du Brésil est beaucoup plus facile à parler et à comprendre pour un francophone que le portugais du Portugal.
 
Et c'est tout imprégné de ce background que j'ai débarqué à Rio début janvier 1987. Les débuts ont été durs. Je ne détestais pas encore autant le soleil qu'aujourd'hui, mais quand même, on ne s'aimait déjà pas beaucoup. Mébon, il y a eu beaucoup de moments où il ne se passait rien de particulier mais où l'atmosphère du moment était prenante. Comment résumer trois mois ? Pfff... impossible. Mébon, je découvrais le soda guaraná et la cachaça (sorte de rhum blanc moins raffiné, mais plus savoureux, en principe, c'est avec ça qu'on prépare la vraie caipirinha - pron. kaïpirínia), principalement la marque Pitú ('vec un chti crustacé sur l'étiquette). Je découvrais aussi le "guaraná em pó", guaraná "en poudre", mais du vrai, cette fois (c'est positivement infect mais supposément tonique... bof... Qu'est-ce qu'on dit ? Merci, Mr Effet Placebo !).
 
Jusqu'à il y a 8-10 ans, le soda guaraná, si on le trouvait à Bruxelles, c'était dans the magasin d'alim tropicale du quartier Matonge, perdu parmi les innombrables condiments z'et épices africaines, dans le tout p'tit coin consacré au Brésil.
 
Le fait est qu'il y a dans mon quartier une forte immigration brésilienne. De plus en plus forte. Tout angélisme mis à part, j'insiste sur le fait que ça a beau être une immigration de très grande ampleur, celle-ci, tout comme l'immigration polonaise, ne pose -dans mon quartier, en tout cas- rigoureusement aucun problème. Et du coup, un des deux night shops les plus proches de chez moi (dont le patron paki a épousé une Portugaise, ce qui, c'était pas prévu, mais bon, facilite grandement le contact) s'est mis à distribuer le périodique gratuit "etc." (www.brasiletc.com), à vendre de la bière Brahma et ce fameux soda guaraná. J'ui en ai acheté, évidemment, et là, badaboum, flashback ! L'effet madeleine Proust, je sais ce que c'est à présent... Iiih, meu Deus do céu !!!

14:50 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2006

Alain Romans

monsieur_hulots_holiday_1
Hében dites donc, quelle surprise ! Je connaissais les ziques des films de Tati, et je savais que bon nombre d'entre elles étaient signées Alain Romans, mais je viens d'apprendre que le thème principal des "Vacances de Mr Hulot" s'intitulait "Quel temps fait-il à Paris". Comme le nombre de pieds du titre était le même que celui des premières notes de la mélodie, j'me suis dit "Tiens ? S'agirait-il d'une chanson réarrangée par Alain Romans ?". Et là, surprise, j'apprends que c'est une chanson qui a déjà été interprétée par Lucienne Delyle (1917-1962, quand même !!!)...
 
Quel temps fait-il à Paris
Le ciel est-il noir ou gris ?
Vous m'avez dit "Quand il pleut,
À Paris, c'est tout bleu"
Ce n'était pas très sérieux
Vous regardiez mes yeux bleus
Mais près de vous j'ai compris
Que les yeux des amis
C'est le temps de Paris.

 

Ceci n'est en rien un réquisitoire contre Romans et Tati, pas du tout ! Je viens juste de comprendre ce qui a pu les animer dans le choix de ce thème.

 

En effet, Monsieur Hulot, tout à sa joie de profiter de Marc-sur-Mer, est parfaitement en droit de se demander quel temps il fait à Paris !!!

01:26 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

24/10/2006

Sauvé ! Pour l'instant.

Victoire de SamothraceL'Etat-Major n'a soit pas eu le pouvoir, soit pas eu la volonté de foutre le bordel et de tout chambouler. Maintenant, le nouveau collège échevinal n'a pas encore été installé officiellement et quand ce sera fait, il pourrait en théorie se livrer à un grand chambardement. Mais "en haut lieu", on ne voit pas pourquoi il ferait une chose pareille. Ici, certains râlent (enfin, surtout une) qu'on ait été convoqués à une réunion-pour-ne-rien-dire. On voit bien qu'elle n'a pas travaillé au tout premier service où j'ai été affecté, elle râlerait moins. Le boss, pour sa part, est un peu déçu de ce qu'on n'ait confié que des miettes de compétences à "notre" échevin. Je le comprends un peu, notre taf lui tient à coeur et il se sent déprécié. Deux choses qui ternissent un peu ce qui aurait dû être un éclat de joie et de soulagement. Il n'empêche : votre serviteur pourra à nouveau passer des soirées et des nuits dignes de ce nom...

11:13 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

17/10/2006

Trouille monstre

faucheuse

 

Je travaille dans une administration communale. J'y ai été engagé en 1982 et j'ai atterri dans un service à la mentalité un peu étriquée, mais vivable. Jusqu'au jour où, austérité oblige, on a cessé de remplacer les gens qui partaient à la retraite. Le problème c'est que le volume de travail, loin de diminuer était de plus en plus important, qui pis est, avec un secrétaire communal qui se plaisait à mettre la pression. Pour pallier le manque de personnel, cette administration s'est bien résolue à s'informatiser (ué, enfin, avec des 286 tournant sous Dos 3.2 branchés sur un serveur 386 tournant sous OS/2 1.1 ! La pointe, quoi !) mais pas de bol, notre bien-aimé secrétaire communal de l'époque était du genre instituteur de province aigri et complètement réfractaire à la chose informatique, qui allait jusqu'à nous reprocher, à mots couverts, de "faire joujou avec nos p'tites machines", p'tites machines que nous n'avions jamais demandées !

 

À la faveur d'un nième drink de départ d'une collègue, j'ai appris qu'il était possible, pour un employé communal, de demander à être détaché à un cabinet ministériel. Or, des élections législatives venaient d'avoir lieu. Apprenant la chose, j'ai risqué le tout pour le tout et j'ai postulé à un cabinet ministériel (NON ! je ne vous dirai pas lequel, on s'en FOUT, c'est pas mon propos !). J'ai été convoqué à un entretien d'embauche et engagé. Moi qui avais été l'objet des PIRES critiques venant du secrétaire-communal-que-nous-aimions-tant, voilà qu'il rechignait à me lâcher la grappe et que ce ne fut qu'au prix d'âpres négociations ministéro-communales que je fus ENFIN autorisé à intégrer mes nouvelles fonctions au Cabinet. Mais un mandat fédéral, ça dure 4 ans. Et 4 ans plus tard, je revenais, les oreilles basses, vers l'administration communale qui, n'empêche, m'avait payé pendant ces 4 ans (ué, ça fonctionne comme ça). Et là, à ma grande surprise, on m'annonce (très gêné), que "tu comprends, Vincent, pendant 4 ans on a eu le temps de te remplacer, et on ne peut pas décemment..."... Comme si ça allait me fâcher ! Mais AU CONTRAIRE, je n'avais AUCUNE envie de réintégrer le service des griffes duquel j'étais enfin parvenu à me dépêtrer ! Et donc, dans l'urgence, j'ai été affecté à un service qui s'occupe de la "Participation et de la Citoyenneté", bref, pour faire court, un genre de go-between entre la population et les autorités communales. Déjà, rien que le genre de job, ça me branchait NETTEMENT PLUS que ce que j'avais avant et même que ce que je faisais au cabinet ministériel, qui pourtant, était déjà nettement plus motivant que ce que j'avais été obligé de faire avant. Mieux, les locaux (d'un aspect très moche, j'en conviens) étaient totalement séparés géographiquement des autres locaux de l'administration, tant et si bien que l'ambiance de ce service n'était pas polluée par le petit-esprit-administratif propre à cette commune.

 

Mais voilà. Il y a eu des élections communales et comme par hasard, une réorganisation du département auquel j'appartiens est envisagée. Et j'ai peur. Peur d'être replongé dans cette ambiance MERDIQUE des 80's. Peu m'importe le volume de travail, il y avait des jours où on ne faisait quasi rien, d'autres où on restait au taf jusqu'à des 23h/minuit, mais l'ambiance de travail entre adultes y était. Et j'ai peur qu'on nous sépare. Ensemble, on formait un véritable bouclier contre cette mentalité de MERDE dont j'avais été victime dans les années 80, et l'idée d'y replonger, ben... ça m'a donné des idées de "solution finale" et en tout cas, pour le coup, la picole, ça ne s'arrange pas, je me bourre la gueule comme jamais ! Traduisez, j'apaise mes angoisses comme jamais (ben ué, l'alcool est un anxiolytique instantané, quand même).

 

Avec toutes ces angoisses, je m'aperçois que j'ai oublié ton annif, C. Alors, pardonne-moi, et bon annif, C.

 

Les gens, je saurai mardi 24 à 10h00 à quelle sauce je serai mangé. Siouplaît, les gens, pensez à moi à ce moment-là, je flippe !!!

01:32 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

27/09/2006

Ça me fait tout drôle...

miroir-yerles
 
En rentrant chez moi, arrivé à Arts-Loi, je suis tombé nez à nez avec Bernard Yerles... J'ai toujours bien aimé cet acteur. En même temps, je ne l'ai vu que dans "L'Ange tombé du Ciel" et dans la série "Rose et Val", mébon, ça m'a fait tout drôle...
 
Je lui aurais bien dit "Ah, mijnheer Leyers, hoe zit het ?", mais je crois qu'il n'aurait pas été très content !
s167 (Il ne serait pas content !)

18:12 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |