22/11/2006

Ça fait peur...

pc1"Un monde sans enfants, ça me ferait paniquer".
Moi, fieu, ce qui me fait vraiment peur, c'est d'entendre le nombre de lieux communs qu'un seul individu peut débiter en si peu de temps !
Le genre à découvrir l'Amérique parce qu'il cite le "temps de cerveau" de Lelay, parce qu'il dit que la téloche peut être la meilleure et la pire des choses...
Thèmes abordés l'année prochaine : 1) Internet peut être la meilleure et la pire des choses. 2) Une maman, on n'en a qu'une. 3) L'esprit est le sel de la conversation. Non, sa nourriture.
Attachez vos ceintures, ça va dépoter sec.

09:42 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

06/11/2006

Guaraná

GuaranáL'autre jour, je trouve ça, pas sur le clavier de mon synthé, mais par terre, juste à côté d'un des deux night shops près de chez moi. Et ça fait tilt, je me suis retrouvé 20 ans en arrière !
 
C'est un soda soi-disant à base, donc, de guaraná, une plante (merci Wiki) "cultivée en Amérique du Sud par les Indiens guarani qui l'appellent « wara´ná » dans leur langue, le tupi". Bon, en fait, il y a autant d'extrait de guaraná là-dedans qu'il y a de jus d'orange dans le Fanta, mébon. De janvier à mars 1987, j'ai fait un voyage au Brésil avec mon ex. En trois mois, il y a eu le pire mais aussi le meilleur. Je raconterai une autre fois. Mais mon ex m'avait super-bien préparé à ce voyage. Elle-même avait fait un voyage d'un an à travers l'Amérique du Sud en 1981. Et on s'est connus en 1983. Et donc, elle a commencé à me faire écouter de la MPB à foison (música popular brasileira), Caetano Veloso (dont elle était et reste fan), Djavan, Milton Nascimento... J'ai tellement mordu à l'hameçon que je me suis mis par moi-même à en rechercher davantage (sans Google, mais avec la Médiathèque). Et là, j'ai connu, enfin, on a connu Ivan Lins, Wagner Tiso, Quarteto em Cy... C'est avec la MPB que je me suis très vite mis à apprécier le son du portugais du Brésil, qui a des variantes selon les Etats, mais qui globalement se distingue très fort du portugais européen. Le portugais du Brésil est beaucoup plus facile à parler et à comprendre pour un francophone que le portugais du Portugal.
 
Et c'est tout imprégné de ce background que j'ai débarqué à Rio début janvier 1987. Les débuts ont été durs. Je ne détestais pas encore autant le soleil qu'aujourd'hui, mais quand même, on ne s'aimait déjà pas beaucoup. Mébon, il y a eu beaucoup de moments où il ne se passait rien de particulier mais où l'atmosphère du moment était prenante. Comment résumer trois mois ? Pfff... impossible. Mébon, je découvrais le soda guaraná et la cachaça (sorte de rhum blanc moins raffiné, mais plus savoureux, en principe, c'est avec ça qu'on prépare la vraie caipirinha - pron. kaïpirínia), principalement la marque Pitú ('vec un chti crustacé sur l'étiquette). Je découvrais aussi le "guaraná em pó", guaraná "en poudre", mais du vrai, cette fois (c'est positivement infect mais supposément tonique... bof... Qu'est-ce qu'on dit ? Merci, Mr Effet Placebo !).
 
Jusqu'à il y a 8-10 ans, le soda guaraná, si on le trouvait à Bruxelles, c'était dans the magasin d'alim tropicale du quartier Matonge, perdu parmi les innombrables condiments z'et épices africaines, dans le tout p'tit coin consacré au Brésil.
 
Le fait est qu'il y a dans mon quartier une forte immigration brésilienne. De plus en plus forte. Tout angélisme mis à part, j'insiste sur le fait que ça a beau être une immigration de très grande ampleur, celle-ci, tout comme l'immigration polonaise, ne pose -dans mon quartier, en tout cas- rigoureusement aucun problème. Et du coup, un des deux night shops les plus proches de chez moi (dont le patron paki a épousé une Portugaise, ce qui, c'était pas prévu, mais bon, facilite grandement le contact) s'est mis à distribuer le périodique gratuit "etc." (www.brasiletc.com), à vendre de la bière Brahma et ce fameux soda guaraná. J'ui en ai acheté, évidemment, et là, badaboum, flashback ! L'effet madeleine Proust, je sais ce que c'est à présent... Iiih, meu Deus do céu !!!

14:50 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

02/11/2006

Alain Romans

monsieur_hulots_holiday_1
Hében dites donc, quelle surprise ! Je connaissais les ziques des films de Tati, et je savais que bon nombre d'entre elles étaient signées Alain Romans, mais je viens d'apprendre que le thème principal des "Vacances de Mr Hulot" s'intitulait "Quel temps fait-il à Paris". Comme le nombre de pieds du titre était le même que celui des premières notes de la mélodie, j'me suis dit "Tiens ? S'agirait-il d'une chanson réarrangée par Alain Romans ?". Et là, surprise, j'apprends que c'est une chanson qui a déjà été interprétée par Lucienne Delyle (1917-1962, quand même !!!)...
 
Quel temps fait-il à Paris
Le ciel est-il noir ou gris ?
Vous m'avez dit "Quand il pleut,
À Paris, c'est tout bleu"
Ce n'était pas très sérieux
Vous regardiez mes yeux bleus
Mais près de vous j'ai compris
Que les yeux des amis
C'est le temps de Paris.

 

Ceci n'est en rien un réquisitoire contre Romans et Tati, pas du tout ! Je viens juste de comprendre ce qui a pu les animer dans le choix de ce thème.

 

En effet, Monsieur Hulot, tout à sa joie de profiter de Marc-sur-Mer, est parfaitement en droit de se demander quel temps il fait à Paris !!!

01:26 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |