26/04/2006

Concert Värttinä à l'Ancienne Belgique

Rhâââh, m'en suis mis JUSQUE LÀ !!! (Là, 'voyez ?)

 

Comme je n'ai encore que deux disques, forcément, y avait plein de morceaux que je ne connaissais pas, et alors, pour ce qui est des fameuses mesures impaires, genre 5/8, 7/8, 9/8, 11/8, 13/8, j'ai arrêté de compter les temps, la mesure changeait sans arrêt !!! Genre trois mesures 5/8, une mesure 4/4, une 7/8, une 13/8... pfoulà, non mais quels virtuoses, ces musiciens !!! Mine de rien, les chanteuses aussi, parce que bon, 'fallait suivre !!! J'ai d'ailleurs surpris Susan Aho (photo) à de temps en temps battre la mesure discretos de la main gauche. Pourquoi pas, si ça peut aider à ce que ce soit nickel... Et ce l'était, mille milliards !!! Curieuse lutherie, aussi. L'accordéon n'avait pas un look spécial, mais le morceau "Synti" commence avec un beat (impair, évidemment) de notes graves que j'avais cru joué par une guitare disto, eh ben non, c'est joué avec la partie "mélodique" de l'accordéon (main droite)... Savais pas que ça pouvait descendre si bas, moi, cette partie-là de l'accordéon... Dans un autre morceau, y avait un instrument traditionnel joué à l'archet, le jouhikko... 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Et alors la batterie... Déjà, il avait deux caisses claires, dont une avec le timbre désactivé, dont il se servait comme d'un tom. Et en parlant des toms, il en avait un particulièrement minuscule et le gros tom était à la fois beaucoup plus large et beaucoup moins profond que le gros tom de la batterie rock ou jazz habituelle. C'était une Kumu, "handmade in Finland " (http://www.kumu.fi/).

 

En bon groupe folk, leur répertoire puise dans la lointaine tradition carélienne (Kanteletar), alors il y est souvent question de fantomes des mondes d'en bas, de sorcières menaçantes, de fées qui essaient de prendre l'âme des hommes en les séduisant, bref, des thèmes qu'on retrouve souvent dans d'autres folklores... Mais les chanteuses prenaient ça très au second degré, quand il fallait jouer la sorcière ou au contraire la fée allumeuse, elles en remettaient trois couches, histoire de se marrer. C'est difficilement racontable, mébon, elles se marraient bien (tout en restant musicalement impeccables) et nous aussi. Elles ont voulu, vers la fin, faire chanter le public. Comme la réponse de l'assistance était plus qu'hésitante, Mari Kaasinen a lancé "Comment est-ce possible ? Le finnois est pourtant une langue si facile !"...

 

Salle comble et un triomphe. Curieusement, les Belges de l'assistance étaient presque tous flamands. Je sais que l'AB est flamoutche, mais tous les concerts à l'AB n'ont pas un public majoritairement flamand... Je sais que la Flandre est au nord du pays, mais quand même, je ne m'y attendais pas. Et à part ça, une petite conversation avant le concert avec un voisin finlandais (voisin dans le public seulement, hélas) et puis j'ai retrouvé après le concert la dame qui m'avait donné quelques cours particuliers de finnois. On a fait une partie du chemin du retour ensemble, et j'avais oublié qu'elle était aussi "valkoinen-ja-sininen" ("blanc-et-bleu") que moi !!! La totale, quoi !!!

 

Bon, allez, calme, Vinkka !

 

Näkemiin, tout le monde...

23:31 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (5) |  Facebook |

23/04/2006

David Bedford

Amusante, la façon dont je l'ai connu. La première fois que j'ai lu son nom, c'était sur la pochette du vinyl "The Orchestral Tubular Bells", qui n'est à mon avis pas vraiment une réussite. Par la suite, j'ai commandé la partition de "Tubular Bells" (que j'ai malheureusement paumée) sous forme de bel album avec une analyse musicologique de l'oeuvre, signée par le sieur Bedford. Puis, j'ai reçu de la doc de Virgin, du temps où cette compagnie était encore une toute petite maison de disques, quasi-marginale, sise tout au fond de Vernon Yard, une impasse attenante à Portobello Road, à Londres. Dans la doc figurait la référence à deux disques de Bedford, "Star's End", donc, et "The Rime of the Ancient Mariner". Comme à l'époque, je me rendais régulièrement à ce qui allait s'appeler par la suite la "Médiathèque de la Communauté française", au Passage 44, je suis tombé sur l'album "Star's End" et, déjà très branché musique planante allemande de l'époque, en voyant que la photo de couverture était signée Monique Froese, j'ai tout de suite pensé à l'Edgard du même nom (Edgard Froese étant, pour rappel, le fondateur de Tangerine Dream), me disant qu'avec une pochette pareille et publié par Virgin qui avait aussi publié le premier pressage de "Timewind" de Klaus Schulze, ce disque devait à n'en pas douter faire partie de "mon" univers musical. Surtout que, renseignements pris, Monique Froese est de la famille d'Edgard Froese (sa soeur, je crois). Ah ouiche !!! Tu parles !!!

 

Je découvris, à ma grande surprise, qu'on naviguait en pleine musique contemporaine orchestrale. Il se fait que quand la musique contemporaine est de la musique concrète (Schaeffer, Henry, Ferrari, etc. et même parfois Xenakis), ou électronique, ou électro-acoustique, j'adore, mais quand c'est orchestral, ou pire, vocal, je n'avale pas. Xenakis, justement, autant j'adore "Diamorphoses" ou "Orient-Occident", autant "Nuits", pour choeur a capella, je ne PEUX pas. Il n'empêche, pour en revenir à Bedford, j'étais déstabilisé par le fait qu'à l'orchestre symphonique vienne se surajouter, malgré la présence des percussions classiques, un batteur rock, et aussi Mike Oldfield himself à la guitare et à la basse (malgré la présence des contrebasses dans l'orchestre !).

 

Plus tard, je devais découvrir, toujours à la Médiathèque, en parcourant des compils de musique contemporaine, que Walter (aujourd'hui Wendy) Carlos et David Bedford avaient fait leurs débuts dans la musique contemporaine, sous des labels tels que Nonesuch ou Turnabout... Ma gueule, je vous dis pas...

 

Concernant Bedford, c'est d'autant plus étonnant qu'il a connu Mike Oldfield en étant devenu le claviériste du groupe "The Whole World" de Kevin Ayers, alors qu'Oldfield en était le bassiste. Donc, il a connu Oldfield dans un contexte rock, et le premier album qu'il produit avec Oldfield relève majoritairement de la zique contemporaine... Vraiment curieux ! Surtout que par la suite, Bedford devait abandonner de plus en plus le dodécaphonique. Son opus "Instructions for Angels" en est la preuve. Le morceau titulaire de cet album est d'ailleurs mirifique, il s'agit d'un duo : Oldfield à la guitare, Bedford aux grandes orgues !!! Rhâââ, pour moi qui ai été organiste (mais qui n'ai plus accès au moindre poste parce que primo, je n'ai pas de diplôme d'organiste et que deuxio, je ne suis plus chrétien), ça me fait vibrer, ce genre de compo !!!

 

Bon allez, ué, t'as raison, Stéphanie, je me calme !!!

 

N'empêche, je commence à apprécier "Star's End" (1974, quand même), mais si vous voulez découvrir Bedford, je vous conseille quand même "Instructions for Angels" - si tant est que vous parveniez à vous le procurer - et par la suite (mais seulement si vous avez mordu à  "Instructions..."), "The Rime of the Ancient Mariner. Encore quelques dissonnances dodécaphoniques (ben ué, c'est l'album qui a suivi directement "Star's End"), mais ce n'est déjà plus pour orchestre symphonique, c'est quasiment du tout-claviers, beaucoup d'orgues électriques, ben ué, les synthés étaient encore l'exception, et puis les parties tonales sont quand même carrément majoritaires !!!

 

Tämä oli (c'était) : mon avis sur David Bedford. Mwalà.

02:34 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/04/2006

Värttinä, uudestaan...

Je viens de recevoir leur dernier album, "Miero". Djûûû, ça arrache grave !!! Mesures impaires à gogo et bien sûr, le tout chanté en finnois...

 

JE CRÂÂÂQUE !!!!

02:00 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

21/04/2006

On m'avait dit...

"Ah, t'aimes Camille ? Tu devrais aimer Emily Loizeau, alors !". Eh ben, pour une fois "on" ne s'est pas planté. Je n'ai encore entendu que "L'autre bout du monde", et j'adore déjà !!!

09:37 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

13/04/2006

Merci, les maisons de disque, hein, vraiment merci !!!

 

Je viens de m'acheter "légalement" ce cd. Je l'adore (forcément) quasi depuis sa sortie en vinyl, en 1973 (oui, vous pouvez m'appeler papy Wineblood, si ça vous chante).

 

La lutherie du premier album solo du claviériste de Utopia (le groupe de Todd Rungren, pour ceux qui s'en souviennent) se compose d'un piano acoustique, d'un piano électrique Rhodes, d'un Clavinet Hohner ( = clavecin électrique) et pour tout ce qui est cuivres, cordes, sax, basse, drums, guitare fuzz, bref tout le reste, uniquement de synthés ARP ! Cette défunte firme de synthés analogiques, oui.

 

Ça donne :

ARP 2500 : percus, drums et effets spéciaux;

ARP Soloist : cordes;

ARP 2600 : cuivres et basse;

ARP Odyssey (J'EN AI UN, WOUÉÉÉÉÉ) : sax et guitare fuzz.

 

Même que je ne suis jamais arrivé à reproduire ce son fuzz, mi-Fripp, mi-Hackett qu'il a à certains moments.

 

J'ai eu la possibilité de transposer mon vinyl en CD avant d'habiter où j'habite, parce qu'à l'époque, la prise de terre de mon appart était sufisamment bonne pour ne pas avoir de ronflette (alors qu'ici, oublie). Sauf que ça donne un CD sans ronflette, certes, mais avec un gratouillis vinylesque qui m'énerve ! Je suis tout sauf un nostalgique des vinyls. Donc, j'ai acheté "légalement", le CD. Sauf qu'on a tellement attendu avant d'en faire un CD que la bande originale du studio a eu le temps de s'endommager, résultat : plein de drop-outs, dûs manifestement à des portions de bande "chiffonnées", because bourrage, j'imagine ! Voilà le résultat du "courage marketing" des maisons de disque. Et on viendra gueuler contre le p2p, après ça !!!

01:33 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (8) |  Facebook |

11/04/2006

Bon, ben ça y est ! :o)

 

Non, j'habite pas encore Helsinki, hélas. Non, je viens de recevoir l'abum de Värttinä que j'avais commandé, "Iki". Évidemment commandé en raison de la présence de "Maahinen Neito". Mais alors, le reste, WOUAOUUUUW, ça déchire !!! Le morceau "Nahkaruoska", directement emprunté au folklore de la Finlande profonde, pardon, djûûû, VIIIIITE le 26 à l'AB que je les voie enfin !!! Ces chanteuses sont hors pair et ces musiciens aussi !!! Moi qui aime la musique que je qualifie d'"intelligente", si en plus elle est chantée en finnois, RHÂÂÂÂÂÂÂÂÂ H !!!!

 

Ué, je sais, je deviens indécent.

00:37 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

07/04/2006

RHÂÂÂÂh !!! >:-(

Miksi suomi on niin vaikea kieli?

 

Pourquoi le finnois est-il une langue si difficile ? Je viens de visionner le dernier JT de la YLE et bon, je comprends généralement de quoi il est question, mais pour le détail, je peux me brosser ! C'est d'un frustrant, de ne pas tout piger de ce qui se dit dans une langue qu'on aime tant entendre et lire !!!...

 

Qu'est-ce qui m'a pris d'aimer à ce point une langue agglutinante ? (oui, je sais, le mot "agglutinant" est répugnant, mébon)

 

Le Helsinkiens n'avaient qu'à pas être ce qu'ils sont, c'est malin, aussi, d'avoir pile-poil la mentalité que j'attends de mes contemporains ! Comment je résiste, moi ?

 

00:43 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook |