18/07/2005

Helsinki

Drôle de rêve, la nuit dernière. J'ai rêvé que j'y étais enfin, à nouveau, à Helsinki. Comme dans la vie réelle, j'avais tendance à palper toute surface, tout mur, toute façade, à respirer l'air de tout mon coeur, tellement j'étais heureux d'y être à nouveau. Et en même temps, j'avais un sentiment de "trop facile". Ce n'était pas possible que j'y sois, comme ça, soit je m'étais trompé de destination, soit j'allais me réveiller, mais il n'était pas possible que j'y sois, vraiment. Puis, changement de séquence (vous savez ce que c'est, les rêves), cette fois, j'y étais bien, mais dans le but de suivre des cours très très accélérés de finnois à l'Université d'Helsinki. Seulement, dans la vie réelle, j'ai un très mauvais sens de l'orientation. Et dans mon rêve aussi. Donc, je prenais le tram (oui, il y a beaucoup de trams à Helsinki), mais sans être sûr d'avoir pris le bon, car dans mon rêve, je croyais que l'Université à laquelle j'étais censé me rendre n'était PAS celle de la Senaatintori (Place du Sénat). Aussi, comme je ne maîtrise pas encore bien le finnois, loin s'en faut, je m'adressais timidement à l'un ou l'autre passager en disant, pas trop fort "Anteeksi, puhutteko te englantia tai ranskaa?", càd "Pardon, vous parlez l'anglais ou le français ?". La première personne à me répondre était une dame de la 60aine qui me répondait dans le peu de français rudimentaire qu'elle connaissait que non seulement elle ne parlait ni français ni anglais, mais qu'en plus, elle était suédophone ! Panique !!! J'ai beau savoir, dans le réel,  que 5 % des Finlandais ont le suédois comme langue maternelle, je parle très mal finnois, certes, mais en suédois, je ne suis carrément nulle part !!!... Finalement, un couple, environ 75 ans, très souriant, me renseigne très gentiment, à mi-voix, moitié en finnois moitié en anglais, pour me dire que oui, je suis dans le bon tram, et m'indique le bon arrêt. Je descends et me rends compte que l'Univ où je dois aller, eh bien oui, c'est bel et bien THE univ, celle de la place du Sénat, et pas une obscure univ pour étrangers, méconnue du public. Et là, je me dis "mon ami, ici, c'est du sérieux. C'est très bien d'avoir enregistré photographiquement la place du Sénat, mais maintenant, désormais, l'Univ va cesser d'être pour toi un agréable élément du décor. Va falloir BOSSER !" Et bon, j'arrive à mon premier cours, avec un cahier à spirale (bleu, évidemment, et il existe, ce cahier) dont je me rends compte non sans une certaine appréhension, que la presque moitié de ses pages ont servi à d'autres fins, d'autres cours de langue, mais de toutes autres choses également. La prof, une femme d'environ 30 ans, cheveux bruns mi-longs, hyper-sympa, nous donne un exercice. Elle s'exprime moitié en finnois, moitié en suédois. Elle annonce la fin de l'exercice et passe parmi les élèves pour vérifier leurs réponses. Quand elle arrive chez moi, THE panique, elle vérifie très minutieusement mes réponses, point par point, et finalement paraphe mon exercice en me faisant comprendre en finnois et en suédois que ok, j'ai zéro fautes (je la pige en raison de mes connaissances en langues germaniques) ! Et puis, je me suis réveillé, mais vachement stressé, quand même !
 
C'est un rêve qui finit bien, mais pfioûh, je constate que le finnois est une langue que j'adore, qui me fascine, mais que si je veux l'apprendre au point de pouvoir un jour résider à Helsinki, je vais en baver !!!

Nerveusement, j'ai intérêt à assurer, parce que chuis fragile, de ce côté-là. Et pour commencer, si je veux continuer à être bien accepté des Finlandais, faut que je me contrôle quand, à Bruxelles (Bryssel), j'entends parler finnois. Au milieu de mes compatriotes, j'ai l'air d'un véritable glaçon; en revanche, en présence de Finlandais, je me fais l'effet du petit Rital surexcité qui parle avec ses mains, tellement je suis tout en affaire d'être en leur présence, tellement je les envie d'être des Finlandais ! Pfff, allez, calme-toi, Vince...
 
En plus, quand je vivais encore en couple, nous avons rencontré, en 1987, au Brésil, un Français, qui des années plus tard, a épousé une Finlandaise. On les a revus plusieurs fois. La dernière fois, c'était à Bruxelles. Ils sont venus avec leurs deux enfants, qui passaient allègrement du finnois au français !!! Djûûû, les VEINARDS ! Quand on connaît les difficultés gramaticales respectives du français et du finnois, quelle CHANCE ils ont !!!
 
Bon, allez, inutile de se lamenter, je vais continuer mon Assimil "Le Finnois sans Peine"...
 
PS: au fait, pour les ceusses que ça intéresserait, Helsinki, ça ne se prononce pas "elzinKI", mais "HHELssinki"...

J'espère que je ne donne pas l'impression de me la pèter ou de jouer les intellos de salon, mais chuis trop amoureux de cette langue, 'taaiiin !...



00:32 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

Commentaires

je reviens après une petite pause dûe au soleil... et en plus j'apprends plein de choses! j'ai du courrier en retard a tout à l'heure! ;-))

Écrit par : nanou | 20/07/2005

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