29/06/2005

Youyouille

Je sais, en tant qu'adepte du bouddhisme du Bouddha historique, je devrais faire preuve d'équanimité. Mais purée, qu'est-ce que je suis soulagé d'avoir lu le retour d'emi !!! Djûûû, c'que j'ai eu peur pour elle !!! Je ne devrais pas, je sais, je ne devrais pas donner l'impression de la charger de la responsabilité de mon bien-être et de mon mal-être. Et à vrai dire, je ne le veux pas. Mais emi, si tu me lis, de même que tu as le droit d'être mal, de même j'ai le droit de te trouver attachante, mais jamais je n'exigerai quoi que ce soit de ta part, je ne vois pas de quel droit je le ferais. Permets-moi simplement de t'aimer très fort, au même titre que tous tes lecteurs-trices. Je suis tombé sur ton blog par hasard (oui, à mes yeux, le hasard existe) et mon affection pour toi vient uniquement de ta personnalité, de ce que tu as dans ta tête, de ta façon absolument unique de narrer ton vécu.
 
Bon allez. Histoire de ne pas trop faire une fixette sur emi. Djûûûûû, la météo belge nous a annoncé d'épouvantables averses orageuses, pluie, grêle et tout le toutim ! Tu parles ! Il est bientôt 2h et à part de très lointains éclairs... QUE DALLE !!! Moi qui espérais tellement enfin pouvoir respirer !!! HELSINKI!!! APUA!!!

PS Hé, emi, t'ai pas dit ? Cht'adore, comme nous tous, sur ton blog ! :o)

01:44 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

23/06/2005

Bouddhisme

Le bouddhisme est devenu très "tendance", surtout depuis la tibetomania et la Dalai-Lamamania initiée par Richard Gere (entre autres). J'ai moi-même fréquenté un centre tibétain à Bruxelles. Je parraine aussi un étudiant tibétain réfugié au Népal (pour les ceusses qui ne le sauraient pas, le Tibet est occupé et annexé par la Chine depuis 1951).
 
Mon ex m'a fait lire en 1994 un ouvrage sur le Bouddha et j'ai été conquis. Mais elle me l'a fait lire à l'issue de la visite d'une expo "Au Tibet avec Tintin", où nous sommes restés + de 4 heures, il est vrai. À l'époque, je croyais que bouddhisme et Tibet, c'était tout un. Aussi nous sommes-nous lancés à corps perdu dans la pratique tantrique tibétaine et avons-nous commencé à fréquenter un Centre d'Etudes tibétaines.
 
Il m'a fallu presque 4 ans pour me rendre compte.
 
Une fois passés les préliminaires d'usage, les enseignements du Bouddha historique étaient peu à peu relégués au second plan, voire à la cave. Peu à peu, il n'y en avait plus que pour les "rinpochés", les "tulkus", bref, autant de titres ronflants qu'à l'échelle occidentale, on peut allègrement assimiler à des "Monsieur le Vicaire" ou des "Monsieur le Curé". Tous les ingrédients du christianisme refoulé étaient présents. Un "public" essentiellement composé de femmes d'au moins 50 ans, toutes ex-chrétiennes, toutes plus ou moins amoureuses de Ringo-Trucmuche Rinpoché, parce qu'il était beau gosse, et qui continuaient à avoir besoin de croire, de vénérer !!! Comme au bon vieux temps ! Et le clergé tibétain y allait (et y va toujours) joyeusement !!! "Votre lama a davantage de compassion que le Bouddha lui-même, d'ailleurs, votre lama, lui, au moins, est toujours vivant, et peut donc expliciter ses enseignements"... Alors que le Bouddha avait tout explicité au point que ses enseignements ne nécessitent quasiment aucune exégèse, mais bon.
 
Je ne crois plus en la vertu des lamas. Quand j'entends Lama Sogyal dire à des théravadins "sans les moyens habiles, vous n'irez nulle part, et les moyens habiles, c'est moi", alors qu'en fait d'être un éveillé, il n'hésite pas à forcer la porte d'une chambre d'hôtel (de luxe, comme de juste) parce que la locataire a eu l'heur de lui plaire...
 
Je ne crois plus aux vertus des mantras. On prétend dans le tantrisme que, bien plus que le sens (quand il y en a un), c'est le son du mantra qui est de nature à changer le mental de la personne qui le récite. Ah ouiche !!! Alors, si c'est le son qui prime, pourquoi dans le mantra du "Bouddha de Médecine", qui dans le tantrisme hindou se prononçait "Teyata Om Bekadze Bekadze Maha Bekadze Radjah Samun Gate Soha", pourquoi dis-je, le mot "Radjah" a-t-il été sans contestation modifié en "Radza", simplement en raison de l'absence de son "j" dans la langue tibétaine ? Puisque c'est le son, paraît-il, qui prime, les Tibétains n'étaient-ils pas censés s'astreindre à prononcer le mantra tel quel ? Pareil pour le mantra le plus connu, celui de cet être ni bouddha, ni homme, ni singe qu'on appelle un "boddhisattva", le boddhisattva, donc, de la compassion, Avalokiteshvara, "Chenrezig" en tibétain, son mantra étant "Om Mani Padme Houng". Mais bon, en tibétain, la phonétique veut qu'un a suivi d'un d se prononce é, et donc, le mantra (dont soi-disant seule la sonorité compte), version lamaïste, donne "Om Mani Pémé Houng". Pourquoi cette adaptation, puisque soi-disant, le son d'un mantra est plus important que son sens ? Et pour finir sur le sujet, vous pouvez toujours réciter autant de "manis" que vous voudrez en passant devant un hosto ou une prison, ça n'empêchera ni un malade grave de mourir, ni un détenu suicidaire de mettre fin à ses jours, s'il en a décidé ainsi. Mais ça donne bonne conscience, les manis, ça oui.
 
Il n'y a guère dans tout ça que le Dalai Lama qui m'a l'air à peu près intègre. Certes, il sacrifie (c'est hélas le cas de le dire) aux traditions lamaïstes en procédant par exemple à la puja du Kalachakra, mais lui, au moins, considère que si le Tibet devait être libéré de la botte chinoise, lui n'aurait plus aucune raison de rester le chef de l'Etat tibétain et que des élections démocratiques devraient se tenir. Il est malheureusement bien isolé dans cette position, car tout le reste du gouvernement en exil à Dharamsala préfèrerait conserver ses prérogatives.
 
Je n'ai guère plus de sympathie pour les autres "véhicules" du bouddhisme. Tant les écoles Zen de Corée que les écoles Zen Rinzaï du Japon se plaisent à compliquer le message bouddhique à outrance (sous prétexte de le simplifier, ce qui est un comble !). Les "koans" (énigmes du Zen Rinzaï), quelle PLAIE !!! Pas plus de sympathie pour le Zen Soto où "faire Zazen" est tout. Faire zazen consistant à méditer, mais en respectant scrupuleusement une certaine posture. Lorsque l'on sait que le maître Zen Soto le plus connu de France, Maître Deshimaru, se shootait au whisky dès potron minet, tout en recommandant l'abstinence à ses disciples en leur disant "ne prenez pas exemple sur moi, soyez attentifs à l'enseignement, non à l'enseignant", en clair, "faites ce que je dis et pas ce que je fais", le tout en instaurant un culte de sa petite personne, non, désolé.
 
J'en ai autant au service de certains "vénérables" du véhicule Theravada. Quand je lis que le maître thaïlandais Ajahn Chah préconisait d'utiliser, en lieu et place de toute espèce de médoc, le "borapet", breuvage chaud, amer et alcoolisé (!!!) alors qu'en principe, dans les communautés monastiques bouddhistes, l'alcool est proscrit afin de préserver la qualité de la méditation, désolé, NON !
 
Bref, oui, je suis bouddhiste, en ce sens que je m'efforce d'appliquer l'enseignement du Bouddha historique, qui est aisément accessible dans le Dhammapada, et qui est clair, complet, et surtout sans équivoque ! Absolument pas sujet à interprétation. Lequel enseignement demande instamment au pratiquant de faire non stop appel à son esprit critique, à son libre-arbitre, choses totalement "oubliées" dans les "grands" véhicules que sont le zen et le lamaïsme tibétain...
 
Je ne vénère aucun "maître" vivant. Et, appliquant ses enseignements, je ne vénère même pas la personne du Bouddha historique, mais ses enseignements. Et encore... Bien plus que "vénérer" ses enseignements, je m'efforce de les appliquer, ça me paraît plus utile que la "vénération"... mais c'est pas facile. Je me fais l'effet de quelqu'un qui a enfin trouvé le poteau indicateur, mais qui sait que le chemin ne sera pas simple pour autant...

02:25 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook |

22/06/2005

Aquoibonisme

Emi traverse une forte crise d'impression de vanité de toute chose, d'aquoibonisme. Je me souviens d'avoir vécu la chose. C'était au beau milieu d'une session musicale chez un ami guitariste. On venait de finir un morceau, et puis crac, je me suis foutu à chialer à gros bouillons, car j'avais une impression de vanité de tout et je la vivais hyper-mal. Mon ami était effrayé de me voir comme ça.
 
Je sais que personne n'est à l'abri de cela. Tout ce que j'espère, c'est qu'emi remontera la pente...

23:29 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

21/06/2005

Saleté de canicule !!!

Putain de soleil, saloperie de chaleur caniculaire de merde... Combien la canicule de cette année voudra-t-elle de morts avant d'accepter de se tailler ?...
 
Suomi-Finland, Helsinki, apua, au secours !!! :o(

01:02 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |

15/06/2005

C'est bon de parler de soi ?...

C'est ce que me dit emi, en tout cas...
 
Je ne vais pas dire que ce n'est pas très intéressant, vu que ça provoque généralement une levée de bouclier. Mais bon, comment dire... Je ne m'aime pas beaucoup, voilà. C'est peu dire. Physiquement, déjà, en raison de mon alcoolisme, je suis gros. Bon, l'âge est là, aussi, j'ai 46 ans, mais ça n'explique pas tout. Même en période d'abstinence totale j'ai des "appels de sucre" très fréquents, donc, bonjour les calories...
 
Chuis pas bien sexuellement non plus. La première raison pour laquelle je me trouve moche est simple : chuis un mec. La masculinité, franchement, j'ai du mal. La mienne comme celle des autres, d'ailleurs. Et pas seulement à cause de gens dont la devise est "boys don't cry"... Ces gens-là, de toutes façons, je les évite. Non, c'est plus profond que ça. Lors d'un séjour en alcoologie, à la faveur d'un entretien, on est arrivés à la conclusion que j'avais plutôt une sexualité de type féminin. On pourrait donc dire que je ne suis pas hétéro, mais "lesbien". Tout un programme, hm ? Alors bon, pour oublier qui on est et surtout qui on n'est pas, ben... glouglou...
 
Je ne me sens honnêtement pas de taille, à 46 balais, à entamer toutes les opérations de changement de sexe. Outre que je n'ai pas le premier kopek de la somme que coûterait la chose, c'est une série d'opérations très lourdes et pas sans risques. Et puis quoi, devenir femme, pour pouvoir être lesbienne ? Un peu tordu comme plan, non ? Encore que je ne suis pas sûr qu'il serait tellement plus simple d'avoir, en tant que mec-bien-obligé-de-l'être, une relation suivie avec une femme qui saurait que le seul plaisir que je serais à même de lui donner est de type lesbien...
 
Si j'ai à souffrir de quelque chose dans mon quotidien, c'est de ça...

14:14 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (4) |  Facebook |

14/06/2005

Onze, soulagement

Muffy, la maman d'Onze, vient de poster sur le blog d'emi que tout s'était bien passé. Bref, elle s'est montrée rassurante. Je dois honnêtement admettre que je ne connais pas Onze, et que j'y suis attaché en raison de ce qu'il représente pour emi. Il n'empêche. Une trouille monstre est une trouille monstre et j'ai bien pigé et vécu de l'intérieur les frayeurs urinaires de Lauronze. Et nul doute que je les aurais éprouvées aussi.
 
Écrivez-lui, svp, vous avez un lien vers son blog à gauche, ici, juste sous le lien qui mène au blog d'emi.

00:31 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |

13/06/2005

Après la tempête...

Emi semble remonter la pente de façon assez décisive. OK, OK, je ne vais pas commencer à calquer ma vie sur ce que vit emi au jour le jour, mais elle est terriblement attachante et je ne puis m'empêcher de m'en réjouir. Avec quand même le sérieux bémol à cause de ce qui arrive à Onze...
 
Pour ma part, je suis mon petit bonhomme de chemin, mais question picole, il faut bien dire que c'est avec des hauts et des bas. Ma dernière longue période de sevrage, je suis parvenu à l'entamer en retardant le plus possible le premier verre. Le dernier "premier verre" avant le sevrage fut en fait le premier et dernier de la soirée, puisqu'il fut pris alors que je tombais de sommeil. Et le lendemain soir fut donc la première soirée "sobre" de ce qui allait devenir un peu plus de trois mois d'abstinence totale. Mais le coup de retarder le premier verre, ça ne marche pas à tout les coups. Il faudrait qu'indépendamment des anxiolytiques, je trouve d'autres "trucs" de nature psychologique pour détourner mon esprit de la picole. Changer complètement mon genre de vie, j'ai déjà essayé et le retour à la vie "habituelle" a été catastrophique. Mais je suis sûr qu'il doit y avoir d'autres trucs...

20:08 Écrit par Wineblood | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook |